Les Québécois font preuve de prudence en optant pour le taux hypothécaire fixe

Parmi les répondants qui ont acheté une propriété depuis octobre 2011, 33 % ont versé une mise de fonds entre 5 % et 10 % de la valeur de la propriété. Notons que les jeunes acheteurs de copropriétés sont les plus nombreux, proportionnellement, à avoir versé un montant de 5 % ou moins. De plus, le rapport Léger révèle que 71 % des propriétaires québécois optent pour un taux hypothécaire fixe lors d’un renouvellement ou d’un premier achat et que, de ce nombre, 63 % choisissent un terme de 5 ans.

La hausse anticipée des taux d’intérêt, qui sont maintenus à un creux historique depuis quelque temps, influence certainement le comportement des ménages quant à leurs choix hypothécaires. De même, près d’un propriétaire sur deux (48 %) ayant acheté depuis octobre 2011 a choisi une période d’amortissement de 25 ans, soit la durée maximale permise suite au dernier resserrement de l’assurance prêt hypothécaire survenu en juillet 2012. L’étude indique également que 46 % des emprunteurs ont bénéficié d’une marge de crédit hypothécaire, un résultat en hausse de 9 points de pourcentage par rapport à 2012.

En ce qui concerne les intentions de vente des Québécois, le rapport Léger rapporte que 26 % (+2 %) des propriétaires envisagent de vendre leur propriété au cours des cinq prochaines années. Parmi ceux-ci, 37 % le feraient dans les douze prochains mois, ce qui représente une hausse de 2 % depuis l’étude précédente. La grande région de Montréal se démarque notamment en présentant des résultats plus élevés que la moyenne provinciale à ce chapitre en 2013. Le tableau 1 classifie les intentions de vente des individus sondés pour un horizon de cinq ans selon la région habitée.

Les taux d’intérêt resteront bas en 2014 selon le FMI

Le dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI) estime que l’économie canadienne devrait s’accélérer en 2014, avec une croissance prévue du PIB de 2,25 %. L’affaiblissement des économies des pays émergents, la fragilité de l’économie de la zone euro, ainsi que la décision de la Réserve fédérale américaine de mettre fin à l’assouplissement quantitatif représenteraient des risques importants pour la reprise économique au Canada. Le FMI affirme donc que la politique monétaire de la Banque du Canada visant à maintenir son taux directeur à un creux historique pourrait être prolongée compte tenu du faible taux d’inflation, du ralentissement du marché immobilier et de l’endettement des ménages. Selon les prévisions du FMI, le taux directeur augmenterait graduellement à partir de 2015, pour atteindre 4 % d’ici la fin de 2018. De même, les taux d’intérêt à long terme devraient augmenter, suivant de près l’évolution des taux américains.

 

 

Source : Fédération des Chambres Immobilières du Québec : FCIQ